L'assassinat du président, le 22 novembre 1963

Publié le 16/04/2008 à 12:00 par jfk
L'assassinat du président, le 22 novembre 1963
C’est sous un éclatant soleil que le président et la première dame des Etats-Unis descendent d’Air Force One à l’aéroport de Dallas. Le couple présidentiel salue rapidement la foule avant de monter, en compagnie du Gouverneur Connally et de sa femme, dans la Lincoln noire. Le cortège présidentiel quitte l’aéroport et traverse la ville de Dallas, tout le monde salue joyeusement le président. Il ne semblait y avoir aucun doute sur la popularité de Kennedy.
Arrivé sur la Dealy Plaza, le chauffeur ralentit étrangement son allure jusqu'à pratiquement s’arrêter tandis que des coups de fusils retentissent. Le président est touché à la tête et le gouverneur semble blessé, la voiture accélère de nouveau et disparaît sous le pont. On venait de tirer sur le président, juste là, sous les yeux de centaines de personnes venues l’acclamer, c’était à peine croyable.

Quelques minutes plus tard on apprend que les deux hommes sont admis au service des urgences du Parkland Hospital. Connally ne souffre pas de blessures fatales mais Kennedy est dans un état critique. A 13h un journaliste annonce que le président des Etats-Unis vient de mourir des suites de ses blessures. Le vice président Johnson prête immédiatement serment dans l’Air Force One, en compagnie de Jackie, et devient le 36ème président.

Immédiatement après l’assassinat, les témoins se précipitent vers la petite palissade.Parmi eux un policier qui affirmera plus tard avoir été certain que le coup de feu fatal fut tiré depuis cet endroit (derrière la palissade). Mais tous sont arrêté par un homme affirmant appartenir aux services secrets et n’auront jamais l’occasion de pousser plus en avant leurs investigations.
Un autre policier se précipite vers la bibliothèque. Il monte les escaliers, croise un employé (Lee Harvey Oswald) en train de déjeuner tranquillement et arrive finalement au sixième étage. Là, il découvre un fusil ainsi que trois douilles, il fait aussitôt boucler le bâtiment mais Oswald est déjà parti. Il est environ 13h30 lorsque la police apprend la mort d’un agent de police, l’officier Tippit.
En réalité Oswald est tout simplement passé chez lui quelques minutes, juste avant 13h (la propriétaire l’a reconnu).
Pour preuve qu'il lui aurait été difficile, sinon impossible d'avoir tué Tippit, Lee aurait dû parcourir un kilomètre et demi (distance entre le lieu où il résidait et celui où l’officier fut tué) en approximativement cinq minutes (Il faut environ 3mn et demi à un coureur olympique pour parcourir 1500m) ! A deux heures il est finalement arrêté dans un cinéma et l’on retrouve sur lui l’arme qui aurait tué l’officier de police. Oswald est alors accusé d’avoir assassiné Kennedy et Tippit.

Dimanche matin, soit deux jours après l’assassinat, Oswald est à son tour assassiner par un patron de night club, Jack Rubby, dans les sous-sols du quartier général de la police de Dallas alors que celle ci était en train de le transférer dans une prison de haute sécurité. L’assassinat a lieu en direct à la télévision !
Rubby fut jugé et condamné à la peine de mort mais cinq mois après l’assassinat, la commission Warren décide finalement de l’interroger. Il est entendu par l’ensemble de la Commission et une dizaine d’autres personnes dont le futur président Gerald Ford. Rubby affirme alors pouvoir dévoiler toute l’histoire mais refuse de rester à Dallas, Warren refuse de le transférer mais lui propose une seconde chance, un second procès. Rubby a finalement l’opportunité d’être à nouveau jugé, mais le juge décède subitement et il n’y aura jamais d’autre procès. Quatre ans plus tard, il décède d’un cancer et avec lui meurent tous ses secrets.

La commission Warren

La commission Warren était formée de sept personnes plus ou moins hostiles à Kennedy ou à sa politique et était présidée par Earl Warren. La commission rendit son verdict deux ans plus tard, ce verdict est encore aujourd’hui la version officielle. Elle affirme que Lee Harvey Oswald aurait tiré trois coups en un peu plus de 5 sec., depuis le sixième étage de la bibliothèque où il travaillait et que deux, peut-être trois, de ses coups auraient touchés Kennedy et l’auraient mortellement blessé. L’arme du crime est un Mauser 7.65 à culasse mobile, retrouvé sur les lieux du crime. Une photo (publiée dans le Life Magazine) montre Oswald tenant cette carabine ainsi que le pistolet ayant servi à tuer Tippit. On trouva plus tard ses empreintes sur le fusil. En ce qui concerne le mobile, la commission Warren affirme qu’il s’agit d’un acte fanatique réalisé par un individu isolé.


Preuves d’une conspiration

De multiples enquêtes furent ouvertes, certaines officielles, d’autre pas. Ces enquêtes ont pu être mené grâce au film d’Abraham Zapruder, aux enregistrements de la police et aux multiples témoins.
1) La balle magique
Le film surprise de Zapruder montre que Connally a été touché 1,6 sec après que Kennedy ait été touché à la gorge or le fusil présumé ne peut pas tirer deux balles en moins de 2,3 sec. La Commission dut conclure qu’une seule balle causa la blessure à la gorge de Kennedy et les blessures de Connally.
Passons le fait que les blessures ne soient pas alignées (certains scientifiques ont affirmé qu’il était possible à une balle de rebondir sur les os à l’intérieur du corps d’où le changement de la trajectoire...) toujours est-il que cette fameuse balle est restée suspendue dans les airs 1,6 seconde, entre la gorge de Kennedy et le dos de Connally ! Et pour terminer en beauté, cette balle, après avoir brisé une côte, un radius et traversé deux corps humains, est restée pratiquement intacte.
Cette hallucinante explication, surnommée "théorie de la balle magique", est soutenue par Arlen Specter, du bureau fédéral d’investigation (F.B.I).

Pourquoi se donner tant de mal à démontrer qu’une seule balle peut faire tout ça ? Parce que les blessures suggèrent que d’autres balles ont été tiré depuis d’autres endroits, ce qui laisse supposer une conspiration contre le président...

2) L’autopsie

La blessure à la gorge du président
La balle serait entrée à la base du cou et ressortie au dessous de la pomme d’Adam de Kennedy... A moins qu’elle ne soit entrée par devant et... jamais ressortie ! De toute façon pour étudier la trajectoire il fallait faire une autopsie de la gorge, qui n’a pas été faite, et le médecin certifia, sans jamais avoir vu une blessure par balle, mais sur l’avis d’Arlen Specter (l’auteur de la balle magique), que la balle était entrée par derrière et ressortie par devant. Pourtant le trou dans la veste que portait Kennedy montre que la blessure dans le dos devrait se situer une quinzaine de centimètres plus bas que ne l’affirme le rapport d’autopsie de la commission Warren, ce qui implique que cette balle n’aurait jamais pu ressortir par la gorge et donc qu’il y aurait eu une autre balle.
On comprend mieux pourquoi il n’y a pas eu de trachéotomie : une ou deux balles étaient probablement encore dans le corps du président.


Blessure mortelle à la tête
Environ 14 personnes du service médical du Parkland Hospital affirment qu’une partie de l’arrière du crâne a été expulsé vers l’arrière, ce qui signifie que la balle est entrée par le devant du crâne ; de plus le film de Zapruder montre que le président, lors du coup fatal, est projeté en arrière et sur sa gauche. Enfin, on voit Jackie escalader l’arrière de la voiture pour saisir un morceau du crâne de son mari... Il est impossible qu’un tir venant de derrière ait pu causer de tels dégâts.


Les cinq blessures de Connally
Connally est traversé par une balle qui ressort au dessous de son sein gauche, une autre balle lui brise le poignet et une dernière se loge dans sa cuisse gauche. La commission Warren affirme que toutes ces blessures sont l'oeuvre d'une seule balle (la balle magique) mais un coup d'oeil sur le schéma ci-contre suffit à prouver le contraire !



Résumons nous, d'après le film de Zapruder :
Kennedy cesse de saluer la foule comme s’il venait d’entendre quelque chose, Connally tourne légèrement la tête sur la droite. Le second coup de feu atteint Kennedy à la gorge de face. Dès que la voiture a passé le panneau de signalisation, on voit que le président a été touché et qu’il porte ses mains à la gorge Frame of Zapruder's film
Un troisième coup de feu touche Kennedy dans le dos le projetant en arrière puis en avant. Connally se retourne alors et tient son chapeau ce qui serait impossible s’il avait le poignet brisé. Frame of Zapruder's film
Le quatrième coup de feu manque Kennedy mais atteint Connally dans le dos. A peu près au même moment un autre coup de feu qui rate complètement sa cible touche un témoin qui se tenait en bas près du tunnel. La voiture freine, le sixième coup de feu, qui sera mortel, touche Kennedy à la tête de face, c’est le tir décisif : Le président est projeté en arrière et sur sa gauche ce qui serait impossible si le tir venait de la bibliothèque. Frame of Zapruder's film


4) Témoignages

80% des témoins affirment que les tirs venaient d’au moins deux directions différentes : de la palissade et de la bibliothèque.
Jackie dit à la commission Warren que le dernier coup de feu avait projeté une partie du crâne de son mari sur le coffre de la voiture. Fait impossible si le coup venait de la bibliothèque.
Les microphones placés sur les motos qui encadraient la voiture présidentielle ont enregistré au moins six coups de feu, peut-être sept.
Enfin, la photographie de Lee Harvey Oswald tenant d’une main l’arme du crime et ayant dans la poche le pistolet qui aurait tué le policier ( et qui a fait la couverture de Life Magazine) a très probablement été falsifiée...

5) Morts mystérieuses

Depuis ce jour de novembre 1963, plus de 400 décès ont été enregistrés ; tous ont été les témoins de l’assassinat de Kennedy, connaissaient les activités de Lee Harvey Oswald, ou faisaient partie du personnel médical du Parkland Hospital (où a été admis Kennedy). Tous ces témoins ont fourni, ou auraient pu fournir de précieux renseignements sur le meutre de Kennedy.
Les décès les plus étranges et les plus célèbres :
- La journaliste Dorothy Kilgallen, qui fut la seule journaliste a avoir eu un entretien privé avec Jack Rubby, elle fut retrouvée morte deux ans plus tard (lorsque la commission rendait son rapport).
- Lee Bowers, qui a vu les guetteurs du haut de sa tour de chemin de fer (derrière la palissade) et aurait fourni une description détaillée des hommes qui ont tiré sur le président, est mort neuf mois après Dorothy dans un accident de voiture.

6) Conclusion

La commission Warren, en s’obstinant à démontrer la théorie du tueur isolé se couvre de ridicule. Mais le plus important est qu’elle préfère affronter le ridicule (notamment avec sa « balle magique ») et tenir pour officielle une conclusion manifestement arrangée plutôt que d’admettre l’existence de plusieurs assassins. Or, admettre qu’il y ait eu plusieurs assassins c’est admettre la thèse d’un complot dirigé contre le président des Etats-Unis.
Cette conspiration est certainement extrêmement puissante, en raison des nombreux décès, de la couverture du Life magazine... Car même si l’on admet que les photographes du Life se soient fait berner par une photo manifestement truquées, il reste que le film de Zapruder a été acheté par ce magazine mais aussi allégé de certaines séquences, histoire par exemple que les 1,6 sec. pendant lesquelles la balle reste suspendue dans les airs durent moins longtemps !

Commentaires (1)

justicemichele le 04/09/2011
Après l'assassinat de JFK, un an après, il a été dit dans les médias que la vérité était contenue dans un livre qui ne serait révélé que dans 50 ans.
Donc, nous devrions tout savoir dans deux ans, c'est à dire en 2013....
Mais, tout le monde sait depuis longtemsp qui a tué JFK, et même les journalistes en ont parlé dans plusieurs documentaires.
Michèle Frandin
http://justicemichele.centerblog.net


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